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08 mars 2019

Madame Lolo, une éducatrice dans l'âme

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De loin, la voix de madame résonne et laisse croire que celle qui parle est une forgeuse de destin. Son timbre vocal annonce qu'il y a dans les parages quelqu'un dont l'expérience a su endurcir l'ossature de son courage pour contrer les sentiers labyrinthiques menant à la réalisation de ses rêves et booster son estime face aux vicissitudes de l'existence. Puis, vient en face de nous une femme de petite stature,la première impression qui se dégage de sa silhouette était une combinaison de bonté et d'empathie , qui retient toute l'énergie vacillant dans l'espace. Un prototype de magnanimité. Sourire rayonnant un humanisme criant; un visage pivotant entre le désir acharné pour le travail et un altruisme rare; Une apparence comportementale suintant un optimisme herculéen. Ce genre de personnalité qui est incontournable dans la construction d'un monde vibré d'intelligence. Et on se demande: Comment ne pas l'apprécier, elle, et surtout le stoïcisme intense qu'inspire sa trame de vie. Madame s'appelle Marie Suzelie L. LOLO, Directrice de l'école PARLe cadran du bracelet-montre affiche 16h30, on est à peine arrivé dans les locaux de l'école paradis des enfants. Sur la cour, la présence de madame ne se fait pas sentir. C'est l'un de ses enfants, le benjamin,  qui nous accueille avec une hospitalité et une sagesse qui frisent les hautes manières diplomatiques. L'enfant est bien sur à l'image de sa combattante Maman. Après l'accueil, il part à la recherche de celle qui dirige l'établissement où il est scolarisé.
ADIS DES ENFANTS, mère de cinq enfants, éducatrice dans l'âme. Une Femme lourde comme dirait Simone de Beauvoir.
"Je dis "tu" à tous ceux que j'aime",c'est cette fameuse citation de Prévert qui a mis de l'essence dans le moteur de cette familiarité, assez précoce paraîsse-t-elle, entre l'auteur de ces lignes et Madame  en vue d'exclure toute pulsion de distanciation. Ainsi prend pieds la Causerie avec celle qui est née à Cabaret. Elle y a aussi vécu toute son enfance. Toute petite, elle voyait son grand-père qui met son dévouement et sa capacité d'éducateur au service de sa communauté, c'est ainsi qu'elle avait pour premier enseignant celui-là. Une intimité qui lui garantissait tout de même un apprentissage privilégié. Les formations fondamentales terminées, destination port-au-prince pour les études secondaires. Elle habite carrefour et passe pas mal d'établissements scolaires avant de clôturer ce cycle d'études. Elle entame, ensuite, des études de comptabilité Chez les Craan qu'elle a bouclées sur une durée de deux ans. En plus, elle s'inscrit à l'INAGHEI, où elle avait la chance de côtoyer le feu Lesly F. Manigat comme professeur. Cette étude s'est faite sur une période de quatre ans. Pendant qu'elle effectue ces études-là, il y a un professeur qui lui a signalé l'annonce d'un concours d'embauche de comptable à la direction générale des impôts (DGI), ce dernier a été honorablement réussi. Elle a intégré la DGI.
 À noter qu'elle est, depuis son adolescence, une amante folle des trucs genre littérature, poésie et tout ce qui a rapport à la beauté oratoire de la langue française. En outre, sa plus grande passion était d'aller simuler des activités académiques avec des amis (es) à l'église où elle persévérait, lesquelles activités lui faisaient prendre conscience de sa véritable vocation d'éducatrice. Cette fille de cultivateur estime, c'est sans conteste, qu'elle est en possession d'un don inouï de transmettre. Elle sait se faire comprendre. Elle sait comment faciliter la descente du pain de l'éducation dans le ventre des neurones. C'est ainsi, qu'après avoir passé une bonne dizane d'années  de travail à la DGI, sous la pression des ses proches famille et amis qui voyaient en elle cette redoutable capacité et dans le souci de scolariser ses enfants dans une école qu'elle suppose être à la hauteur- ce qu'elle n'a pas trouvé dans la zône-, elle décide d'ouvrir une école au sein de laquelle n'avait Pour élèves que ses enfants au départ.   à partir de ce moment, débute un flot de péripéties économiques au sein de la famille qui a perdu le soutien d'un des salaires qui garantissent la subvention des besoins. Mais Madame Lolo ne s'est pas laissée humilier par les épineuses épreuves trouvées sur le chemin de son objectif. Elle fonce. Confiante à n'en plus finir. Elle savait user de sa foi pour une garantie de paix intérieure; les difficultés et conflits pour des petites batailles qui sont inhérentes à la victoire d'une grande bataille. Et après le catastrophique seisme du 12 janvier 2010, la soucieuse directrice a laissé la république dominicaine pour venir, malgré l'ordre que lui a intimé son mari d'y rester, poursuivre son rêve tout en participant à la reconstruction d'une Haïti mise à genoux.
Trop souvent,les gens expérimentent cette facile liberté à accuser leur environnement, le collectif d'être les véritables catalyseurs de leurs échecs, de leur inconstance au bout du tunnel de la persévérance, de leur envie irrésistible de la réussite "fast food". On ne peut clamer une totale divergence face à cette constatation car, quelque part, les fragmentations de la société fragmentent aussi les chances de réussite. Elle entrave l'équité. Mais, n'est-il pas vrai qu'une gouttelette de talent mêlée à une force de caractère encline à transpirer toutes ses sueurs dans une aventure laborieuse peut offrir le succès sur une table garnie de toutes les accessoires jugées utiles à sa vie et celle du collectif. Madame Lolo en est un exemple hautement motivant. Cette dame qui n'a pas connu d'école préscolaire formelle vu que la section communale qu'elle habitait n'avait pas ce genre d'école-future détentrice d'une maîtrise en éducation-, Celle qui conseille à la jeunesse volonté et optimisme, mérite d'être modélisée comme femme de courage dans une société où on attribue à la gent féminine toutes sortes d'épithètes négatives.
J. Kendy Clermont
Source: Abondance Magazine

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24 février 2019

Conjoncture: entre vie et mort d'un système

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Entre rien ou tout, la crise haitienne actuelle oscille aux alentours d'une vraie révolution ou à l'angle d'un zeste de changement aussi cosmétique qu'un vernis à ongles. Jovenel reste un signe minimal de la pointe de l'iceberg du système. Il est rien ou peut être une marionnette automate incapable de voir en sa présence une manifestation cyanurée de l'élite haïtienne. Seraient possibles deux possiblités dans cette échauffourée politique:
Primo, il y a la possiblité d'un pseudo-changement avec les bataclans prédisposés dans la constitution. Sans entrer dans les détails des schémas constitutionnels tracés en cas de vacances présidentielles, considérons la représentation que forment les institutions haitiennes dans la perception sociale. Loin d'être vraiment une perception, la réalité de fonctionnement de ces dernières est très distante à la notion de confiance. Le personnel existant et l'enchêvetrement de corruption araigneux que nous affiche la donne ne peuvent aucunement nous garantir une femme avec les yeux assez bandés pour un procès objectif et compétent. Donc, faire avec ce qui existe dans une réalité post-bananière, avec le même système, c'est hypothéquer à la base notre revendication existentielle : un vrai procès sur la dilapidation du fonds de petrocaribe. Il se pourrait qu'on ait un départ de Jovenel tout en nous maintenant dans l'océan tsunamique du système. Plus cruel que jamais. Et ce serait une défaite liée à l'amateurisme de ces nouvelles figures engagées dans ce processus de chambardement. Ne le souhaitons pas.
 
Deuxio, c'est la solution, pensé-je, la plus favorable à notré réalité. Laquelle solution nous ouvrira la voie vers une rupture avec la méfiance institutionnelle. Qu'on rase totalement la tête ! Tabula rasa ! Que rien ne reste ! Cette méfiance contagieuse ne peut être endiguée qu'à travers son éradication transversale dans tout l'appareil Étatique. Ce qui va estomper du coup ce lien corrupteur que développe le secteur dit privé avec L'État. Ce cas de figure est l'opportunité salvatrice des conséquences que puisse secreter cette crise actuelle. C'est notre salut. Les multiples institutions Étatiques, sans soutraire aucun des trois pouvoirs, sont incompatibles à la nécéssité de changer la situation des plus faibles. Celles-ci ne sont que le suintement d'une élite égoiste et raciste. 
Y a pas plus decevant que de s'adonner à une lutte sans être conscient de ses retombées. C'est ce qui me fait sourire à longueur de chacune de ces journées vérouillées. Je sais pertinemment que  les différents instigateurs bien intentionnés de cette lutte savent combien est urgente la nécessité  de cette rupture totale. Bref,  Malgré la force du système en présence, je reste foncièrement optimiste sur un début d'éradication du système qui commencera, tout d'abord, par le départ du président,Puis un chamboulement du système. On est entre le tout ou le rien.
J. Kendy Clermont 
clermontjk@gmail.com

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12 février 2019

Trouvez votre raison d'être

Vous avez un rêve ? Vous en êtes sûr que c'est oui? Réfléchissez bien. Gardez un peu votre calme. Regardez au fond de vous-même. Est-ce que vraiment vous

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vous sentez incapable de vivre loin du sillage de ce rêve ? Est-ce bien vrai que ce rêve vous appartient? Je vais vous dire une chose. Vous savez, souvent l'on arrive pas à matérialiser son rêve malgré tous les efforts déployés alors que la raison est simple. C'est que ce rêve là que l'on dorlote comme un bébé n'est pas le sien. C'est un rêve qu'on a volé à quelqu'un. X est médecin, il gagne très bien sa vie. Du coup on envie X et on veut être aussi médecin. X est artiste, il est connu. L'on est mordicus. Artiste ou rien. Souvent c'est rien. Fort de tout ce qui précède, j'ai une bonne nouvelle pour vous. Trouvez-vous votre propre rêve. Pour ce faire, il y a une étape à ne pas louper. Celle de trouver sa raison d'être. Votre pourquoi pour lequel vous êtes ici, au monde, dans ce pays, cette zone, cette famille, ce groupe. Oui. Vous devez trouver votre mission car le rêve en dépend grandement. Il faut que votre rêve soit le reflet de votre raison d'être. Quand ils sont concordants, il y a des signaux justificatifs. Vous allez vous sentir comblé. Vous aurez tout le temps une envie de faire mieux. L'idée de changer quelque chose vous pèse comme un gros poids sur le dos. Par dessus le marché, vous aurez un sentiment de bien-être après chaque action posée dans le sens du rêve et de la raison d'être. Vous aurez le sentiment d'être utile à quelque chose, lequel sentiment est indispensable au bien être psychologique.
Ainsi donc, vous avez un rêve ? Vous voulez le réaliser? Vous en êtes sûr que c'est oui? Réfléchissez bien. Gardez un peu votre calme. Regardez au fond de vous-même et captez votre raison d'être.
Gabynho

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04 février 2019

Je suis Elva!

 « On l’a promis le paradis, mais elle a reçu l’enfer ». L'article 26 de la Déclaration des 
Droits de l’Homme

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stipule que toute personne a droit à l’éducation et que celle-ci doit-être gratuite; au moins en ce qui concerne l’enseignement élémentaire et fondamental. Car, l’éducation, voyez-vous, est un outil puissant qui permettrait à des gens économiquement et socialement marginalisés de sortir de la pauvreté et d’être des citoyens à part entière. Toutefois, au-delà de l’accessibilité, le droit à l’éducation suppose également la réalisation d'objectifs d'apprentissage déterminés et l'offre d'une éducation de qualité supérieure adaptée aux besoins et capacités de chaque enfant. Ce qui exige, par ailleurs, que les enseignants soient bien outillés au regard des méthodes d’enseignement innovantes alliant les aspects pédagogiques purs à des moyens ludiques afin de susciter l’intérêt des enfants. Mais en Haïti,  nous constatons que la majorité des gens reste privée de la possibilité de bien s’éduquer; notamment à cause d'une implication lacunaire et limitée de l’Etat dans la dynamique éducative. Alors, puisque « plaider, c’est bander. Et convaincre, c’est jouir », je voudrais illustrer ma plaidoirie en vous contant l’histoire de cette jeune fille que vous connaissez peut être, si vous vivez réellement en Haïti: 
Belle, soucieuse, timide mais curieuse quand il le faut : tels sont les termes qui décrivent le plus fidèlement possible les facettes de sa personnalité. 
Elva n’a pas fait d’étude préscolaire. Et par faute de moyens financiers, elle n’est allée à l’école qu’à l’âge de neuf ans. Dès le début, elle eut un choc terrible en devant composer avec une langue dont elle n’avait jamais eu vent auparavant. Cette langue dite officielle, ou encore d’enseignement selon la volonté de l’Etat, n'est autre que le français. Un français qu’elle fut contrainte de maitriser coûte que coûte. Un français entendu pour la première fois de la bouche de professeurs pour beaucoup sans diplôme, ni compétences dans les sciences de l’éducation. Et c’est ce même français-là, verbes mal conjugués, adjectifs mal accordés, syntaxe mal formée, que la petite Elva passera toute son enfance à écouter. De plus, souventes fois, elle a été même livrée à des châtiments corporels, et ceci sans justification valable, quand ses professeurs ne reçoivent pas leur salaire à temps de l’Etat. Ne sont-ce pas là des actes de méchanceté, de violation des droits de la personne humaine ? A cela, je rappelle que l’éducation doit proposer un apprentissage nécessaire qui permet à une personne de développer sa personnalité, son identité ainsi que ses capacités physiques et intellectuelles, et non le contraire. 
Cette même Elva, tant bien que mal, est maintenant en classe de Terminale. Tôt déjà, elle commence à s’inquiéter sur son avenir troublant qui se dessine à pas lents. Elle sait bien qu'elle n'a pas pu amasser un fort bagage intellectuel ; et que son niveau de français, qui est perçu comme un critère de compétence dans ce pays, laisse à désirer. Et c’est alors que la nécessité des études universitaires vient faire son entrée. Vu sa situation, Elle n’a qu’une seule chance : l’UEH ou encore l’Université d’Etat d’Haiti. Encore un obstacle qui demande un plus grand effort; un effort de sur-étudiant-haïtien. Car, cette université, voyez-vous, demande à ce qu’on donne le meilleur de soi-même au concours d’admission alors que tout le système éducatif établi par l'Etat haïtien même est en lambeaux de la base à ses niveaux les plus élevés. De fait, ayant échoué au concours, Elva ne reçoit point d’encadrement de la part de l’Etat. Elle est livrée à elle-même telle une retardée intellectuelle irrécupérable. 
Grosso modo, le système éducatif haïtien est, je le dis souvent, un mangeur d’enfants, de rêves et d’avenir. Seulement 15% des enfants, généralement issus des écoles congréganistes, adventistes, et j'en passe, reçoivent une éducation de qualité. Fort de cela, Elva sait bien que ses parents n’ont pas les moyens de lui payer des études dans une université privée. Alors que faire? Se prostituer ? Accepter que sa dignité humaine soit bafouée ? Que faire ? Combien de fois n’avait-elle pas rêvé d'être médecin, ingénieure, ambassadrice, ou, mieux encore, une sorte de super défenseure qui sauvera le monde et protègera les faibles ? Je vous le redis, mais cette fois avec plus de certitude et les mots bien en gras: LE SYSTEME 
EDUCATIF HAITIEN EST UN MANGEUR DE REVES. 
Alors, Je suis donc venu vous passer ce message : « Si nous sommeillons un instant de plus au bord de la médiocrité qui bat la mesure, frémissons de notre réveil ; car, voilà bientôt nos vies menacées quand l’étendard de la révolte des ignorants flottera. Puisque là où règne la médiocrité se développe l’inaptocratie puis l’anarchisme. » 
Je suis Elva, l’Etes-vous aussi ? Si oui, je vous recommande d’améliorer la qualité de l’enseignement, de mettre en œuvre un plan de formation des enseignants valablement articulé et d’assurer la gouvernance du système tout en favorisant l’accès pour tous à l’éducation, la bonne, tant pour ce qui concerne les infrastructures, l'organisation et le contenu de la formation. Que l’éducation élève ce pays ! 
 
Fredjy, LOUIS.

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30 janvier 2019

TASS ou un très beau concert

   

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              LaTroupe Artistique Sociale et Spirituelle (TASS) de l'église Pentecôtiste par la foi a tenu sa promesse en gratifiant le public, présent au concert du dimanche 27 Janvier 2019 à la dite église, d'un très bon spectacle.
                     Accompagnée de quelques  autres groupes et artistes locaux dont l' Association des Jeunes Compositeurs Socio-Spirituels (AJCSS) , Emmanuela Jean Baptiste et Johana Casseus, la TASS s'est montrée à la hauteur de l'attente du public. Le tonnerre d'applaudissement qui a suivi ses différentes prestations souligne fort bien la satisfaction des fans. De leur côté, les  artistes invités ainsi que l'ACSS auraient été impeccables, n'était-ce pas le problème persistant de sonorisation tout au cours de l'événement.
                 "Le meilleur est à venir" , a fait savoir Payen David, le secrétaire général du groupe. En attendant, les supporteurs  de la troupe doivent tenir leurs souffles aux creux de leurs mains jusqu'au mois de juin pour la sortie... Surprise !
Gabynho

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27 janvier 2019

AyitiEvent, pour tous vos renseignements sur les événements culturels en Haïti.

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En matière de renseignement sur les événements à caractère culturel qui se réalisent en Haïti, plus de casse-tête. Un clic et le tour est joué.
Tout projet qui aspire à la réussite doit comporter un haut degré d'innovation, laquelle innovation à la vertu de booster l'idée et de l'imposer comme modèle à suivre à la face du monde. 
Pour innovant, l'on ne peut demander plus à AyitiEvent. Cette structure se spécialise dans l'organisation et la promotion de façon numérique d'activités à caractère culturel.
C'est un projet à deux pôles, explique Jerry Dubréus, le manager de ladite structure. Tout d'abord, il y a la plateforme en ligne qui recense les différentes activités du genre Festival, Bal, Foire, concert, etc, enchaine -t-il. L'autre pôle est à la fois promotionnel et organisationnel dans la mesure où elle peut assurer la promotion sur demande de tout "Event" qui s'organise sur le terroir tout en , elle aussi, n'écartant pas la possibilité d'initier des événements.
Ainsi donc, manquer à une activité qui s'effectue au pays est quasi impossible. Un p'tit tour sur Google, un clic sur AyitiEvent, et vous êtes informés en temps réel.
 Gabynho

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22 janvier 2019

Makèt pa m, une nouvelle plateforme de vente en ligne dans le panthéon du marché numérique haïtien.

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Désormais, un clic sur le www.maketpamht.com vous permet d'acheter et de revendre tous les produits dont vous avez besoin.
Réussir c'est l'un des mots le plus cité ces jours-ci. Sur la toile se trouve pèle- mêle site et blog qui se spécialisent  dans la production de contenus traitant cette thématique. Plus la vie devient difficile à vivre, plus les gens fantasment sur les notions de réussite et/ou de succès. Plus ils consomment ces genres de trucs, plus ils favorisent l'émergence  économique des producteurs de ces potions magiques, des formules que l'on pense à tort pouvant marcher pour n'importe quel individu. Au final, la frustration...
Tout processus vers le succès dans quelque domaine que ce soit se doit de prendre en compte plusieurs facteurs inconditionnels, notamment ceux de temps et d'espace. Ainsi, est-il des gens qui, avec moyen réduit, arrivent à créer des empires colossals. Guy Alain Appolon est sur cette route, laquelle route ne tolère pas la marche arrière. Avec le moyen du bord, son téléphone, ce jeune carrefourois de 24 ans a su matérialiser son rêve de créer une plateforme de vente en ligne, question de faciliter et d'innover le domaine de l'e-commerce dans le pays.
Makèt pa  m offre la possibilité à tout le monde de posséder sa propre boutique en ligne. Il suffit de faire un petit clic sur le www.maketpamht.com et la possibilité vous est offerte d'acheter et de vendre à volonté. En plus le trafic de marchandise, la plateforme propose un espace d'échange à ses membres dans le souci de tisser des liens pour l'épanouissement et la longévité de cette communauté.
À une époque où les gens sont de plus en plus affairés et tournés vers le numérique, Makèt pa m n'est autre qu'un atout majeur à l'accessibilité des produits et services au niveau du pays et ailleurs. Allez, un clic et vous sortez satisfait.
Gabynho

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16 janvier 2019

Le récit de nouvelles pas comme les autres

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Un pasteur pas comme les autres* est un receuil de nouvelles publié en 2017 par le poète /écrivain Wolf Blondy LEBLANC.
 Le receuil de nouvelles de Gabinho intitulée : Un pasteur pas comme les autres, met en branle le quotidien haïtien dans ses aspects les plus spectaculaires. Il retrace sur papier, un ensemble de réalités que nous vivons au sein de la société.  Ces pratiques,  ces modes de vie cachées qui, pourtant existent réellement dans la société ; l’auteur nous en fait la scène avec sa peinture épicée comiquement.  C’est cette société où les rôles ne sont pas définis ou ils sont mal ou peu définis. Cette société de coquin, de superstition, de violences, violation de droit de la personne et d’atteinte à l’intégrité humaine, de tabou, de gabegie voire une société de laisser faire. C’est avec elle que nous faisons face dans ce receuil de nouvelles.  N’est-ce pas le cas de ce pasteur qui s’est rendu chez le hougan avant de monter son église ? N’est-ce pas celui-ci qui, avait une fidèle enceinte pour lui ? Ce pasteur qui fait « la pluie et le bon temps » avec les fidèles de son église et qui  est prêt à tuer, si on parle de sa situation. Ce mari qui a oublié sa famille après avoir voyagé. Ce voisin qui, lors de sa déportation a dit à sa voisine que son mari est déjà marié aux États-Unis. Les programmes de Dj de Da, ça on n’en parle pas. Ne sont-elles pas toutes des histoires qui, de nos jours ne nous désemparent pas ? Ces détails de Gabinho s’inscrivent dans un sillon de notre réalité quotidienne. Une réalité présente à nous qui le savons déjà, et à ceux qui ne le savent pas encore. Et, s’il est vrai que la littérature d’une société doit refléter la société, cet ouvrage n’échappe pas à ce principe majeur.
Il est vrai que Gabinho ne rentre pas le plein pied dans l’imagination, telle la caractéristique fondamentale des textes litteraires ; par contre, il y a chez l’auteur, une dimension poétique dessinant cette société dont elle est question : À elle seule c’était la vie dure. La vie noire. La vie sans nom. La vie anonyme. Ces décors, qui, à mon humble avis pouvaient considérer comme l’essence même d’un tel texte ; sont peu retrouvés pourtant. Ce qui fait, parfois, quand on lit ce receuil, on a l’impression qu’on est sur une double vague : telle la marrée montante et la marée descendante. Est-ce une manière de parler d’un texte osé ? Est-ce une sorte d’originalité chez l’auteur? 
… Dis donc, le professeur va-t-il se marier avec Jessica ? Mais non ! voyons, il n’arrivait plus à la rejoindre sur son portable depuis le résultat de l’IERAH. Ce Ti Boule, la femme allait-elle divorcer  avec lui ? Non, Ti Boule par jalousie, la femme allait appeler la police, et il sera déporté vers Haïti. S’il faut infliger une peine à cette œuvre par le simple fait qu’elle s’affirme trop concrète verbalement son côté de suspense lui allégera cette peine.
Entre autre, le langage de Gabinho évoque des termes créoles ou des créoles francisés ; qui, eux mêmes sont étroitement liés à notre mode de vie ; du caca coq, gode san mach maman l’argent… L’ensemble des éléments dégagés dans cet ouvrage nous pousse à le considérer comme le receuil pas comme les autres. Tel est  l’aube de l’encre de Gabinho. 
Marie Louise REMY
Poète/Ecrivain 
Source: ABONDANCE MAGAZINE

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12 janvier 2019

Masques et Visages, un livre à ne pas ne pas lire

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"Chaque lecture est un pas en avant pour la liberté et un pas en arrière pour la dictature".  Cette phrase de Salim Boudiaf illustre de façon illuminée la conséquence de l'acte de lire, lequel acte ne saurait laisser indemne quiconque osant le poser, ne serait -ce qu'une seule toute petite fois. En ce sens, force est de dire que la lecture est transformationelle. Chaque goûte de lecture modifie la perception, la conception et la vision du monde de la personne qui lit. Et c'est pour s'améliorer que tout le monde se doit de lire. En plus de tous ceux qui précèdent, la lecture a une de ces vertus de revigorer la conscience.  Le recueil de nouvelles Masques et visages du feu Fernand Hibbert s'inscrit dans cette dynamique. Un livre à  lire et à  relire pour diverses raisons. 

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D'abord pour une meilleure compréhension de la sociologie politique haïtienne. 
Pourquoi et par quels moyens les politiques haïtiens arrivent au timon des affaires de l'état ? 
Ce livre dessine aussi un tableau réaliste du fonctionnement de l'appareil judiciaire du pays. Ici, il faut dire que tout ce qui se passe entre les lignes de ce recueil est bel et bien vivant actuellement. Les gens veulent atteindre le sommet de l'état dans l'ultime objectif de se faire une situation. La question d'un pays à construire n'existe nul part dans leur subconscient. Et, c'est la grande mode, les jugements taillés de toute pièce en faveur d'une partie en contrepartie pécuniaire... 
Ensuite, Fernand Hibbert a su à travers ces récits courts nous mettre au parfum des causes de la dégénérescence vertigineuse de notre économie. Faiblesse des institutions. Absence de volonté réelle à faire bouger les choses. La gourmandise des dirigeants. Et,entre autres, l'horreur de la bourgoisie locale pour le pays. 
Enfin, ce livre est prescriptible pour son niveau d'écriture. Chacune de ces phrases met à l'évidence la minutie de l'auteur ainsi que la maturité de sa plume originale, la quelle plume n'a pour encre que poésie haut de gamme et construction syntaxique ciselée à la hauteur de son génie. 
Tout compte fait, Haïti aujourd'hui est ingénieusement un prototype de masochisme. Nous autres haïtiens prenons le plaisir à nous suicider à petit feu. Faut -il vraiment que quelque chose  change. Un tel changement doit indubitablement passer par une prise de conscience. Et c'est de bonne grâce que le pays ait enfanté des hommes comme Fernand Hibbert pour nous fouetter la conscience afin d'acter pour notre changement et celui de notre Haïti cheri. Masques et visages de Fernand Hibbert, un livre à ne pas ne pas lire, point barre !
Gabynho

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07 janvier 2019

"Foire du nouvel an", pari réussi.

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Du 4 au 6 Janvier 2019 s'est tenue, à Metropolis Bar and Grill à carrefour, la première édition de la "foire du nouvel an". Si l'on vous dit que le dernier jour a été extraordinaire, ne dites rien!
Un espace dont le décor laisse présager le haut niveau de culture et le désir d'innover de ses propriétaires. Sculptures de première main, peinture haut de gamme, exposition d'œuvres artisanales et gastronomiques faisant saliver les participants. Des tubes carnavalesques ainsi que des morceaux dits engagés qui pullulent et ainsi font bouger une foule qui semble avoir eu soif d'une activité pareille. Telle a été l'ambiance de ma dernière journée de la "foire du nouvel an" à Carrefour.
Cette première édition est organisée par l'ingénieux manager de Teddy Group , l'opérateur culturel, Ted Ismaël Nordé. Ce dernier s'est dit satisfait du déroulement des trois jours et souhaite que les autres bars de la commune s'engagent à promouvoir le local à travers des activités similaires.
Dans une époque où l'on s'accorde presque tous à pratiquer le culte de l'étranger, l'organisation des activités de ce genre est d'une importance capitale pour le pays dans la mesure où elles peuvent réorienter le peuple vers ce que l'on peut appeler l'haitianité.
Gabynho

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