KafouMag

16 janvier 2019

Le récit de nouvelles pas comme les autres

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Un pasteur pas comme les autres* est un receuil de nouvelles publié en 2017 par le poète /écrivain Wolf Blondy LEBLANC.
 Le receuil de nouvelles de Gabinho intitulée : Un pasteur pas comme les autres, met en branle le quotidien haïtien dans ses aspects les plus spectaculaires. Il retrace sur papier, un ensemble de réalités que nous vivons au sein de la société.  Ces pratiques,  ces modes de vie cachées qui, pourtant existent réellement dans la société ; l’auteur nous en fait la scène avec sa peinture épicée comiquement.  C’est cette société où les rôles ne sont pas définis ou ils sont mal ou peu définis. Cette société de coquin, de superstition, de violences, violation de droit de la personne et d’atteinte à l’intégrité humaine, de tabou, de gabegie voire une société de laisser faire. C’est avec elle que nous faisons face dans ce receuil de nouvelles.  N’est-ce pas le cas de ce pasteur qui s’est rendu chez le hougan avant de monter son église ? N’est-ce pas celui-ci qui, avait une fidèle enceinte pour lui ? Ce pasteur qui fait « la pluie et le bon temps » avec les fidèles de son église et qui  est prêt à tuer, si on parle de sa situation. Ce mari qui a oublié sa famille après avoir voyagé. Ce voisin qui, lors de sa déportation a dit à sa voisine que son mari est déjà marié aux États-Unis. Les programmes de Dj de Da, ça on n’en parle pas. Ne sont-elles pas toutes des histoires qui, de nos jours ne nous désemparent pas ? Ces détails de Gabinho s’inscrivent dans un sillon de notre réalité quotidienne. Une réalité présente à nous qui le savons déjà, et à ceux qui ne le savent pas encore. Et, s’il est vrai que la littérature d’une société doit refléter la société, cet ouvrage n’échappe pas à ce principe majeur.
Il est vrai que Gabinho ne rentre pas le plein pied dans l’imagination, telle la caractéristique fondamentale des textes litteraires ; par contre, il y a chez l’auteur, une dimension poétique dessinant cette société dont elle est question : À elle seule c’était la vie dure. La vie noire. La vie sans nom. La vie anonyme. Ces décors, qui, à mon humble avis pouvaient considérer comme l’essence même d’un tel texte ; sont peu retrouvés pourtant. Ce qui fait, parfois, quand on lit ce receuil, on a l’impression qu’on est sur une double vague : telle la marrée montante et la marée descendante. Est-ce une manière de parler d’un texte osé ? Est-ce une sorte d’originalité chez l’auteur? 
… Dis donc, le professeur va-t-il se marier avec Jessica ? Mais non ! voyons, il n’arrivait plus à la rejoindre sur son portable depuis le résultat de l’IERAH. Ce Ti Boule, la femme allait-elle divorcer  avec lui ? Non, Ti Boule par jalousie, la femme allait appeler la police, et il sera déporté vers Haïti. S’il faut infliger une peine à cette œuvre par le simple fait qu’elle s’affirme trop concrète verbalement son côté de suspense lui allégera cette peine.
Entre autre, le langage de Gabinho évoque des termes créoles ou des créoles francisés ; qui, eux mêmes sont étroitement liés à notre mode de vie ; du caca coq, gode san mach maman l’argent… L’ensemble des éléments dégagés dans cet ouvrage nous pousse à le considérer comme le receuil pas comme les autres. Tel est  l’aube de l’encre de Gabinho. 
Marie Louise REMY
Poète/Ecrivain 
Source: ABONDANCE MAGAZINE

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12 janvier 2019

Masques et Visages, un livre à ne pas ne pas lire

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"Chaque lecture est un pas en avant pour la liberté et un pas en arrière pour la dictature".  Cette phrase de Salim Boudiaf illustre de façon illuminée la conséquence de l'acte de lire, lequel acte ne saurait laisser indemne quiconque osant le poser, ne serait -ce qu'une seule toute petite fois. En ce sens, force est de dire que la lecture est transformationelle. Chaque goûte de lecture modifie la perception, la conception et la vision du monde de la personne qui lit. Et c'est pour s'améliorer que tout le monde se doit de lire. En plus de tous ceux qui précèdent, la lecture a une de ces vertus de revigorer la conscience.  Le recueil de nouvelles Masques et visages du feu Fernand Hibbert s'inscrit dans cette dynamique. Un livre à  lire et à  relire pour diverses raisons. 

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D'abord pour une meilleure compréhension de la sociologie politique haïtienne. 
Pourquoi et par quels moyens les politiques haïtiens arrivent au timon des affaires de l'état ? 
Ce livre dessine aussi un tableau réaliste du fonctionnement de l'appareil judiciaire du pays. Ici, il faut dire que tout ce qui se passe entre les lignes de ce recueil est bel et bien vivant actuellement. Les gens veulent atteindre le sommet de l'état dans l'ultime objectif de se faire une situation. La question d'un pays à construire n'existe nul part dans leur subconscient. Et, c'est la grande mode, les jugements taillés de toute pièce en faveur d'une partie en contrepartie pécuniaire... 
Ensuite, Fernand Hibbert a su à travers ces récits courts nous mettre au parfum des causes de la dégénérescence vertigineuse de notre économie. Faiblesse des institutions. Absence de volonté réelle à faire bouger les choses. La gourmandise des dirigeants. Et,entre autres, l'horreur de la bourgoisie locale pour le pays. 
Enfin, ce livre est prescriptible pour son niveau d'écriture. Chacune de ces phrases met à l'évidence la minutie de l'auteur ainsi que la maturité de sa plume originale, la quelle plume n'a pour encre que poésie haut de gamme et construction syntaxique ciselée à la hauteur de son génie. 
Tout compte fait, Haïti aujourd'hui est ingénieusement un prototype de masochisme. Nous autres haïtiens prenons le plaisir à nous suicider à petit feu. Faut -il vraiment que quelque chose  change. Un tel changement doit indubitablement passer par une prise de conscience. Et c'est de bonne grâce que le pays ait enfanté des hommes comme Fernand Hibbert pour nous fouetter la conscience afin d'acter pour notre changement et celui de notre Haïti cheri. Masques et visages de Fernand Hibbert, un livre à ne pas ne pas lire, point barre !
Gabynho

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07 janvier 2019

"Foire du nouvel an", pari réussi.

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Du 4 au 6 Janvier 2019 s'est tenue, à Metropolis Bar and Grill à carrefour, la première édition de la "foire du nouvel an". Si l'on vous dit que le dernier jour a été extraordinaire, ne dites rien!
Un espace dont le décor laisse présager le haut niveau de culture et le désir d'innover de ses propriétaires. Sculptures de première main, peinture haut de gamme, exposition d'œuvres artisanales et gastronomiques faisant saliver les participants. Des tubes carnavalesques ainsi que des morceaux dits engagés qui pullulent et ainsi font bouger une foule qui semble avoir eu soif d'une activité pareille. Telle a été l'ambiance de ma dernière journée de la "foire du nouvel an" à Carrefour.
Cette première édition est organisée par l'ingénieux manager de Teddy Group , l'opérateur culturel, Ted Ismaël Nordé. Ce dernier s'est dit satisfait du déroulement des trois jours et souhaite que les autres bars de la commune s'engagent à promouvoir le local à travers des activités similaires.
Dans une époque où l'on s'accorde presque tous à pratiquer le culte de l'étranger, l'organisation des activités de ce genre est d'une importance capitale pour le pays dans la mesure où elles peuvent réorienter le peuple vers ce que l'on peut appeler l'haitianité.
Gabynho

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Place aux lecteurs III

Dans ce numéro de "Place aux lecteurs", il est question de Suze Roodlie Joseph qui parle en fin connaisseur des livres qui l'ont fait voyagé tout au cours de l'année 2018. Bon voyage.

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Suze Roodlie Joseph?
Je suis Suze Roodlie Joseph, une jeune carrefouroise happée par la passion de la littérature très jeune et plus tard par celle de l'écriture. Je suis actuellement étudiante en linguistique et en journalisme. Quoique d'une personnalité calme, je déborde d'une curiosité insatiable. Je n'ai jamais lu parce que les professeurs le recommandent mais parce que j'aime ça tout simplement, d'abord pour le plaisir, ensuite parce que les livres instruisent et offrent la possibilité de voir le monde à travers d'autres yeux.
Les livres qui vous ont marqué en 2018...
Les livres qui m'ont marqué pendant l'année 2018. 
Banal oubli....
En premier lieu : "Banal Oubli" de Gary Victor
Ce roman est indiscutablement un livre délicat à aborder, c'est mon attirance pour le drame qui m'a permis de tenir le souffle jusqu'à la dernière page. Un drame présenté de manière si fictive, illusoire, surréaliste qu'il peut prêter à confusion. Il s'agit de l'aventure d'un schizophrène qui nous entraine frénétiquement dans son univers. Sa quête devient aussi le nôtre : Découvrir le mystère qui l'emprisonne, c'est-à-dire retrouver la mémoire du «banal oubli». 
Pierre Jean, le fameux personnage, est un écrivain renommé. Il utilise l'écriture comme exutoire pour soulager son âme endolorie. C'est un homme tourmenté, rongé jusqu'aux os par un mal-être indéfinissable depuis son enfance. Sa rupture avec sa maîtresse Alicia n'est alors que la goutte d'eau qui renverse le vase, le déclic qui le plonge dans un délire criminel. 
Tout part d'un oubli, un oubli de soi, un oubli d'un évènement de son enfance qu'il a voulu
refouler à jamais : une nuit muette, trop dure à encaisser donc mieux valait l'enfouir dans un
trou noir, de peur que «la vague» l'emporte. «La vague» est l'expression imagée utilisée par
l'auteur pour désigner un flot de souvenirs douloureux et honteux. En fait, Pierre Jean avait été violé par un homme, un prêtre vaudou, pendant son enfance dans des circonstances ignobles et extraordinaires. C'est cet évènement qu'il avait refoulé, qui ruinait sa vie jusqu'à le rendre déséquilibré pour ne pas dire franchement fou.
Dans le roman, il existe trois Pierre Jean qui progressent à tour de rôle au fil des chapitres, ce
qui peut rendre la lecture du livre difficile voire complètement déroutante. Surtout, dans les
passages où ils rentrent en conflit : « Je suis là, devant moi. Je me tends la main, le
visage serein. Je ne parviens à maîtriser ni ma honte, ni ma douleur, ni ma solitude, ni ma peur
de la vague...» Ce qu'il faut garder en tête c'est que ces trois personnages ne sont autres que
«le surmoi, le moi et le ça»(théorie Freudienne) du seul et même personnage principal. Dès le
début, son «surmoi» qui est sensé être son juge intérieur perd le contrôle de son «moi», il se
transforme alors en tueur en serie malgré lui. Le personnage de son roman : Peter Choisson,
par lequel il essaie de se défouler, représente son «ça» (ou subconscient) c'est par celui-ci qu'il retrouvera la mémoire.
Essayer d'emprisonner les chapitres dans la prison d'une logique serait peine perdue.
La complexité de l'œuvre est telle qu'aucun résumé n'en serait digne,« banal oubli» ne dessine
pas seulement l'histoire d'un homme abusé, mais aussi d'un pays abusé, d'un peuple abusé
qui s'entête à oublier son histoire, et donc condamné à la reproduire. 
Ce livre m'a beaucoup marqué, encore une fois Gary Victor m'a épatée de son écriture hors du commun et envoûtante. La chute est extraordinaire, ça je vous laisse la découvrir par vous même.
Kannjawou...
En second lieu: "Kannjawou" de Lionel Trouillot
Avant de lire ce livre je ne connaissais pas la signification du mot "kannjawou" qui veut dire "grande fête" en gros. "Kannjawou" est ce que j'appelle un bon livre! Un bon livre nous apprend, nous distrait, nous fait grandir, mais surtout laisse une trace indélébile dans notre vie. Après avoir déniché ce bijou de Trouillot, j'avais l'impression que plus jamais je ne passerai à la rue de l'enterrement avec la même impression qu'avant ! Le livre parle d'un groupe de jeunes qui ont grandi à cette rue à l'époque de l'occupation, toutefois les personnages sont si vivants que vous avez la conviction que si vous fermez le livre et allez à la rue de l'enterrement à l'instant, vous trouverez tout le monde à sa place et vous pourriez faire leur connaissance directement. Le narrateur m'a tout de suite plu dès les premières lignes, c'est un jeune homme doux, désintéressé, qui a la passion de la littérature et de l'écriture. Il est là sans être là. Son rôle est tout simplement d'être le témoin des évènements et nous raconte tout ce qui se passe sous ses yeux. Ce livre est réaliste sans être fataliste, j'admire la manière dont il manie l'espoir dans le cœur des héros malgré tous leurs malheurs. Le "kannjawou", même invoqué de manière ironique, soupoudre les drames et les tragédies d'une légèreté rafraîchissante. Même si l'on sait pertinemment que ce "kannjawou" qu'on espère n'est qu'un rêve irréalisable, une illusion, on espère quand même! C'est ce qui maintient encore la vie au cœur de Port-au-prince : une lueur d'espoir.
L'âme bleue...
Et pour finir : "L'âme bleue" de Océane Ganhem 
Un roman psychodramatique, érotique et embelli d'un romantisme délicat. L'histoire parle de deux personnes dont chacune a l'âme meurtrie par les représailles du passé. Max, parce qu'il a été maltraitré et abusé par une mère schizophrène lorsqu'il était enfant. Oksana, parce qu'elle a eu une fausse couche et des difficultés dans ses relations humaines. Ce qui au départ n'était qu'un coup d'un soir va se transformer en autre chose, pas même une relation amoureuse car Max se croit incapable d'aimer mais une relation encore plus profonde quoique motivée de prime abord par le plaisir sexuel, une relation bizarre qui permettra à Max de se confier enfin à quelqu'un et gérer ses crises d'angoisse. 
J'admire le style de l'auteure, son aisance à faire sentir les émotions qui traversent les personnages et son expertise dans la description des scènes érotiques.
In  fine...
Ce sont les trois livres qui m'ont le plus marqué l'année dernière, je ne peux que trop les recommander. J'espère faire la connaissance de pleins d'autres trésors cette année.
" Lire, c'est vivre deux fois" (auteur inconnu)
Gabynho

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06 janvier 2019

Tach Solèy, yon seri pwezi k ap selebre kò fanm.

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Machin tan pa janm pran pán. Li pa konn kanpe. Se file l ap file. Alòs  menm si tan ap file, gen plizyè fason ou ka kenbe yon mòso. Nou ka site, pou yon ti limyè, fotografi ak videyografi. Men  pi bèl mwayen ki egziste pou kenbe yon ti bout nan tan pandan l ap pase se lang powèt  yo, pwezi. Se sèl mizikalite mo yo marande  ak imaj byen dekoupe  ki ka fòse  tan vire gade dèyè, ki ka fè l sote  sou yon pye epi  vole sou lòt la. Pwezi se sèl  maji ki ka bay tan pinisyon, fè l kanpe tann. Clément Benoît II se youn nan nèg ki pale lang sa byen. Nan youn nan liv pwezi li  yo ki rele "Tach solèy", li  montre klè kou dlo kòk  lè  pwezi ap taye  banda, tan oblije kanpe pou gade l. Pwezi ki nan Rekèy sa chante kò  fanm ki se pi gwo sous powèt  yo al plen  kannari powèm yo.

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Lè  lannuit  
Pa pran sant kò  w 
Zandolit chagren
Sou tout branch  bwa 
Sen lui dinò
 (Paj 10)
Nan kò  w m peche  zetwal
Pou m dekore 
Jou ki san lanvè san landrèt
Jou m prale  de pye devan
Kò w ap dènye  dra blan  m
   (Paj 48)
Chak gout lank ki tonbe sou paj liv sa, s on temwanyaj vivan  ki pou louvri je linivè sou mistè  ki kache  anba  wòb.
Jòf
Anba wòb ou
Pafimen lespri m
Lari genyen w jalouzi
Santi bon w
Anfouraye m plen  midi
(paj 38)
Ki lang ki pi bèl? Ki lang ki pi dous? Otè  a reponn:
Lang ki pi dous
Se lang ou 
K ap kouri 
Sou tout kò  m
   (Paj 58)
Lang Benoît II s on batiman, yon machin pou fè bak nan tan an. Clément nan bouke flè sa a ( Tach Solèy), trase pòtrè yon lang ki gen kò, ki gen pwent, boutofen yon lang bousòl.
Pwent lang ou 
Montre m 
Wout Jerizalèm
Lapli pa lapli 
Mwen konn 
Wout la
  (Paj 40)
Tach Solèy se yon Rekèy pwezi gwo potorik powèt  sa ponn nan lane  2011. Se yon rekèy  ki pa mete dlo nan bouch  li  pou chante, selebre kò  fanm. Pwezi ki nan rekèy  la koule dous  dous  nan zòrèy. Yon rekèy  ki kite tout amatè pwezi djòl an farinay. Yon dènye  pawòl tout jèn  jan  dwe konnen sou pwent dwèt yo sou konn "O non dipè" ak "Nòtrepè"... Se pa ti bèl pawòl non. Li  pati  konsa:
M renmen w kredi
M renmen w 
lajan nan men
M renmen w
     (Paj 63)
Gabynho

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05 janvier 2019

Lancement de la "foire du nouvel an" à carrefour.

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La "foire du nouvel an" est lancée ce vendredi à Metropolis  Bar and  Grill sis au boulevard Jean Jacques Dessalines à Mahotière 75. Les organisateurs disent attendre, afin de déguster et acheter des plats créoles et des oeuvres artisanales, un large public jusqu'au dimanche 6 janvier 2019.

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04 janvier 2019

Place aux lecteurs II

De ces instants de bonheur qu'on peut trouver seulement en feuilletant les pages d'un bon livre, Fredjy Louis, dans ce numéro de "Place aux lecteurs", en parle avec une verve  de lecteur avisé. Bonne lecture !
Fredjy Louis en vrac...

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F.L:
Le 10 Janvier prochain, ça va faire 20 ans que l'on m'appelle Fredjy LOUIS. Je suis célibataire. Écrivain: j'ai été lauréat au concours national de nouvelles organisé par l'Aprofh de Étienne Orémil et le cepecc de Gary Victor avec mon texte "Max ! Max ! Max !". Je suis présentateur: je présente une émission d'entretien baptisée "Camaraderie du plaisir"  sur la Siméus TV (bientôt disponible  sur YouTube et Facebook). Je suis aussi animateur d'activités socio-culturelles. Et lecteur scénique: carrière que je viens à peine de lancer.
Amoureux fou des choses de l'esprit, je suis ce qu'on appelle un Sapio-sexuel, c'est-à-dire quelqu'un qui est excité par des gens qui sont intelligents.
Je suis né à Carrefour, à l'hôpital Food for the Poor. Ma mère est Olga Fevry et mon père Louismar Louis. J'ai une petite soeur, Blondjy LOUIS.
J'ai fait mes études préscolaires à Christian Academy School.
Ensuite, après le déménagement de mes parents pour Fontamara (mon quartier d'adoption), j'ai été au Collège Etzer Vilaire connu sous le nom de Sunem.
Puis, j'ai fait mes études secondaires au Collège Père Basile Moreau à Bizoton 53.
Après mon diplôme d'études secondaires, j'ai été faire une étude en Expression Orale avancée à l'Institut Français en Haïti.
Les livres qui ont enjoué Fredjy en 2018...
F.L: 
Y en a tellement. Des histoires. Des styles. Des images qui me hantent. Des personnages qui me lâchent plus. Des titres accrocheurs. Que ça devient difficile de faire un tri...
Carnet de Jeunesse..
Pour le coup, on va dire que le premier livre qui m'a le plus marqué c'est Carnets de Jeunesse de René Fallet. C'est un roman fabuleux, exquis qui raconte les aventures du jeune écrivain Fallet quand il avait dix-neuf ans. Il vivait dans une période assez difficile, puisque c'était après la deuxième guerre mondiale. Menant l'existence de bien des gamins de l'après-guerre, entre les copains et la famille, le jazz et le cinéma, le vélo et les petits boulots. Comme bien d'autres, il rêve d'une moto et de fins de mois plus faciles. Comme bien d'autres, ses premières amours le rendent fou de bonheur puis trop vite fou de rage.  C'est un livre inspirant. Surtout pour ceux qui veulent se lancer jeune dans le métier de l'écriture.
Contes de la folie ordinaire...
Y aussi le recueil de nouvelles de Charles Bukowski, Contes de la folie ordinaire. Ce livre m'a complètement chambardé la vie. Il m'a complètement ouvert les yeux sur beaucoup de choses. C'est le livre qui m'a fait grandir. C'est un recueil de nouvelles fait sur les aventures de Buk, un vieux dégueulasse, qui nous montre ce que c'est de vivre simple. 
L'amour dure trois ans...
Ensuite, on prendra L'amour dure trois ans de Frédéric Beigbeder. Si ce livre n'existait pas, je l'aurais écrit. Le texte est drôle, très philosophique. Le personnage principal nous raconte sa vie et ses déboires sentimentales. Il nous expose sa vision de l'amour -ce qui fâche à tous les coups la moralité. Car la vérité est toujours décevante.
Le livre se déroule autour de la thèse suivante: l'amour dure trois ans, l'ennui s'installant rapidement dans la relation de couple.
Ça m'a fait comprendre la nuance entre Amour avec un grand A et passion. Je ne risque plus de me tromper !
La Rêveuse d'Ostende...
Puis, le recueil de nouvelles de Éric Emmanuel Schmitt, la Rêveuse d'Ostende. Un livre tout à fait exceptionnel. Qui laisse beaucoup de place à la sensibilité, à l'émotion forte, à l'imagination, au rêve et au plaisir. On y trouve des histoires aussi passionnantes que choquantes.
C'est un livre à lire absolument. Les personnages des différentes histoires ne vous lâcheront guère. Ils vous habiteront.
Gouverneurs de la Rosée...
In fine, on garde le meilleur pour la fin, le roman des romans de mon année 2019. Celui qui m'a aidé à connaître qui je suis, d'où je viens et pourquoi j'existe: Gouverneurs de la Rosée de Jacques Roumain.
Je l'ai découvert très tard, certes. Je suis jusqu'à présent en plein dedans. Mais une chose est certaine, si tu n'as pas lu Gouverneurs de la Rosée, t'es un haïtien manqué et raté (HMR).
En gros, c'est ça !
Gabynho

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02 janvier 2019

Place aux lecteurs

Chaque lecture est une aventure, chaque lecture est une expérience, chaque lecture rencontre".Cette citation de l'illustre poète Marc Exavier définie ingénieusement le fait de lire. Dans la rubrique "place aux lecteurs", KafouMag a rencontré J. Kendy Clermont qui a parlé des livres qui l'ont marqué en 2018.
Qui est J kendy Clermont
J. Kendy Clermont, je suis carrefourois,je suis étudiant finissant en sociologie. Je suis un passionné de la lecture et de l'écriture. Je suis un viveur,un jouisseur ;  j'essaye de puiser de la jouissance même dans ce qui apparemment produit un mal absolu. Je suis pas le genre de personne qui s'éternise sur le mal car je crois que même dans un océan de mal, on trouvera toujours une once de bien aussi menu que ça puisse se manifester.
Et si vous proposez trois livres aux lecteurs de KafouMag...
Je vais proposer 3 des livres qui m'ont marqué en 2018. Y a la brute de Guy des Cars, il fallait venir un soir de Jean Billy Mondésir et Banal Oubli de Gary Victor
"La Brute..."
Guy des cars, à travers une plume haut de gamme, nous livre un roman enrichissant dans son immensité explicative, et aussi il jongle avec plusieurs discipline scientifique pour élaborer les explications des faits. Y a aussi le dénouement, les surprise et la capacité de l'auteur de nous maintenir dans un suspens rare. Une lecture obligatoire pour toute personne qui aime le fond, qui n'aime pas ce qui saute aux yeux.
"Il fallait venir un soir..."
Jean Billy Mondésir , à travers sa plume schématisée avec des phrases brèves, exquises pour les accrocs de la poésie, nous livre un roman qui suinte une ouverture d'esprit rare chez l'être humain qui, souvent, se mure derrière son idéal de vie. ce texte est doublement prescriptibles, primo,par sa démonstration poétique , et deuxio, par son ouverture d'esprit et son honorable capacité à faire des tabous des sujets devenus vulgairement discutables. À lire  ! 
"Banal oubli..."
Et Banal oubli de Gary Victor, pour moi, est un texte qui devrait être obligatoire à lire. Avec sa plume imbibée de couleur fantastique, Gary décrit une réalité dans laquelle un auteur perd la capacité de direction sur un personnage qu'il a lui même créé. Et ce personnage devient un acteur qui agit dans toute son autonomie. Ce Roman, hormis sa capacité littéraire, explique aussi une réalité qui fait beaucoup de questionnements, c'est celle des robots pourvus de l'intelligence artificielle, jusqu'où pourra t-on contrôler ces Robots ? Bref, et si on voit dans ce personnage un prototype de cette problématique d'IA qu'on pose de façon récurrente dans la Sphère de l'informatique. Un livre à lire.

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Gabynho

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31 décembre 2018

Dernier dimanche, dernière sortie pour HD FunClub.

L'ambiance a été de haute définition ce soir dans la salle de conférence de Roroli Hôtel, laquelle salle a été trop petite pour accueillir les fans de cette activité qui, désormais, se tient tous les dimanches au dit hôtel.
Pour extraordinaire, l'on ne peut demander plus. Un WoodSixto au sommet de sa forme qui avec deux morceaux, gwo moso  et ti sentaniz, a laissé le public sans souffle. N'en parlons pas des deux animateurs de la soirée, l'humoriste Cantave K. et le lecteur scénique Fredjy, ils ont été tout justement formidables. Dans la foulée,

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Christelle, une danseuse faisant montre de très grands talents, s'est mêlée de la partie pour le plus grand plaisir des yeux des spectateurs. Parlant de ces derniers, Beverly croit que ça été un vrai régal, de son côté Stevlau pense qu'une telle activité revêt d'une double importance. Non seulement elle est un espace de rencontre entre jeunes mais encore elle permet aux jeunes de mettre en exergue leurs talents.
Entre la promotion du savoir et le fou rire, HD funclub, fille de HD promo, ce groupe qui se spécialise dans le marketing et l'organisation d'activité à caractère culturel, se place de travers par rapport à la culture de la facilité et le "blòdètisme" qui se font roi ici à Carrefour.
HDfun club rétro, tel a été le thème de cette soirée hautement réussie. Rendez-vous, l'année prochaine pour d'autres HDfun club plus riches encore.
Gabynho

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30 décembre 2018

Vibrasyon studio : du sang neuf dans le circuit de l'enregistrement à Carrefour.

Le 22 décembre dernier, les frères Saint-Jean ont réalisé un rêve tant dorloté au niveau de la route des rails, Mon repos 40 : Vibrasyon studio. Un très beau spectacle a été réalisé afin d'immortaliser le moment.
Désormais, les jeunes artistes de Carrefour et des zones avoisinantes n'ont pas besoin d'aller trop loin pour faire enregistrer leurs oeuvres. À quelques pas de la route nationale numéro 2 au niveau des rails, plus précisément à Mon Repos 40 vient de prendre chair un rêve, lequel rêve, d'après Saint-Jean Cholomy, le PDG du studio, est de permettre aux artistes dont les moyens sont disproportionnels à leurs talents de trouver un espace de monitoring égal à leurs potentiels.
Plusieurs artistes se sont mêlés de la partie afin de rendre inoubliable le moment. C'est le cas d'Ulysse Edlens, un psalmiste haut de gamme qui a interpreté pour le grand plaisir des amateurs de gospel: For your glory de Tasha Cobbs.
Stev Lau, un slameur de très grands talents, a, lui aussi,  gâté le public de sa voix sacadée soutenue par une articulation rythme / intonation qui fait penser au grand Abd Al Malik. C'est d'ailleurs l'Alchimiste, un texte de ce dernier qu'il a interprété.
Dans la foulée, dame pluie, sans carte d'invitation, a fait son apparition vidant un peu d'eau froide dans l'atmosphère bouillante de plaisir qui s'installait dans l'enceinte bien aérée de VIBRASYON studio. Un état de fait qui n'a nullement altéré l'ambiance des assistants déjà trop satisfaits. 
Bref, Vibrasyon studio, du sang neuf pour de meilleurs enregistrements musicaux et autres à Carrefour. Artistes, à vos marques!
Gabynho

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